Chemins de Compostelle et Patrimoine mondial
Propositions de la Fondation David Parou Saint-Jacques
Site en cours de construction 

Le Patrimoine jacquaire

Un patrimoine hérité des cultes à saint Jacques

relique du chef de saint Jacques à ArrasLa dévotion à saint Jacques, un des apôtres préféré de Jésus, et au Moyen Age, auteur présumé de l'Epître de Jacques a été très répandue en de nombreux sanctuaires autres que Compostelle. Identifier le patrimoine hérité de ces cultes, en connaître l'histoire et sauvegarder ce qui est parvenu jusqu'à nous est une des ambitions de la Fondation. Ci-contre une photo de la relique du chef de saint Jacques d'Arras, volée pendant l'été 2012.

Denise Péricard-Méa a rassemblé des informations sur plus de 2500 éléments du patrimoine. Elles sont rassemblées dans une base de données gérée avec le logiciel File Maker. La genèse de cette base de données est présentée ici . Sur cette base de données a été construit le site Inventaire du patrimoine jacquaire.
 
Ce patrimoine, hérité des cultes à saint Jacques, n'a pas été créé pour servir de balises sur les chemins de Compostelle. C'est malheureusement ce qui a été retenu par le dossier français d'inscription au Patrimoine mondial. Suivant ce mauvais exemple, des pèlerins, qui se prennent pour des historiens, proposent aux responsables politiques et aux Offices de tourisme des chemins dont ils prétendent abusivement qu'ils sont historiques. Les exemples sont nombreux, le dernier est celui de la vallée de la Garonne. Il est par contre très intéressant d'inviter les pèlerins d'aujourd'hui à visiter ce patrimoine en y faisant passer les chemins contemporains.

Un réseau de chemins contemporains

Des chemins tracés à partir de 1970

Couverture du  premier topo-guide du GR65

 
Les chemins de Compostelle ont été mis en lumière à partir de 1882 avec l'édition du dernier Livre du Codex calixtinus. Seule la partie espagnole, connue sous le nom de Camino francés est à peu près bien définie. Les autres chemins en Europe ont été tracés en prenant pour hypothèse que les éléments du patrimoine jacquaire (églises, chapelles, croix) et même des éléments mobiliers comme des statues étaient des balises sur ces chemins. Ci-dessus une image de l'ancêtre des topos-guides de la FFRP, ronéotée en juillet 1972.

Un discours réducteur

Ypassaientparlà ...

« Ypassaientparlà » est devenu une locution habituelle dans la présentation de beaucoup de monuments et sites français depuis que Compostelle est devenue à la mode. Cette formule traduit dans le langage courant ce que le Ministère de la Culture fait graver dans le marbre depuis 1998, sous couvert de l’autorité de l’UNESCO, réduisant des éléments de notre patrimoine au rôle de jalons à la gloire de Compostelle.


Même des monuments qui ne sont pas inscrits officiellement, comme l'église de Perse, bénéficient d'une  reconnaissance gravée dans le marbre.

Les apprentis sorciers ont ouvert la porte à tous les abus.

Vous êtes ici : Accueil