Chemins de Compostelle et Patrimoine mondial
Propositions de la Fondation David Parou Saint-Jacques
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L'inscription au Patrimoine mondial

Les inscriptions des chemins de Compostelle sur la liste du Patrimoine mondial ont été des décisions politiques. L'Espagne a fait cavalier seul pour l'obtenir en 1993 qui était une année sainte. En 1998, la France bénéficiait de " circonstances favorables " pour obtenir une inscription avec un dossier biaisé ne respectant pas règles de l'UNESCO.

La décision de l'UNESCO

La décision de l'UNESCO, prise à Kyoto en décembre 1998 est résumée par les phrases suivantes :

Pour atteindre l’Espagne, les pèlerins devaient traverser la France, et les monuments historiques notables qui constituent la présente inscription sur la Liste du Patrimoine mondial jalonnaient les quatre routes qu’ils empruntaient".

Recommandation : " Que ce bien soit inscrit sur la Liste du Patrimoine mondial.

Les pèlerins devaient traverser la France. Quels pèlerins ? Implicitement il s'agit de pèlerins médiévaux dont rien dans le dossier n'a montré l'existence. Une deuxième affirmation concerne les quatre routes, imaginées à partir de la fin du XIXe siècle. Il est d'ailleurs intéressant de vérifier sur la carte de l'implantation de ces monuments que plusieurs se trouvent en dehors des fameuses quatre routes.

Implantations des 71 monuments jalons des chemins de Compostelle en France

Les monuments inscrits

71 monuments disparates transformés en jalons

L'inscription porte sur les biens suivants, regroupés par ordre alphabétique (ceux marqués d'un astérisque étaient déjà inscrits sur la Liste du Patrimoine mondial, soit en tant que monuments individuels, soit en tant que composants de villes ou centres villes historiques).  

Deux à trois pages sont consacrées à chacun de ces monuments dans le livre Chemins de Compostelle et Patrimoine mondial. Elles commentent et enrichissent les justifications du dossier soumis par la France à l'UNESCO. Elles représentent un instrument d'information particulièrement riche pour les responsables des monuments concernés.

Les images présentées ci-dessous ne sont pas toujours celles des monuments inscrits. Certaines appellent l'attention sur d'autres éléments du patrimoine ou sont un clin d'oeil à une autre vision.

Aire-sur-l'Adour : église Sainte-Quitterie

 

 

 

Le tombeau de sainte Quitterie (cl. Michel Pandard)

Agen : cathédrale Saint Caprais

 

 

 

 

Statue de saint Jacques de l'ancien hôpital Saint-Jacques (cl. CG47)

Aniane/Saint-Jean-de-Fos : pont du Diable, (cl.Patrick Ras)

Aragnouet : hospice du Plan et chapelle Notre-Dame-de-l'Assomption

 (cl. LM)

Arles

Arles doit son inscription au Patrimoine Mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Compostelle au fait qu’elle est mentionnée par le Guide du pèlerin qui conseille de visiter Saint-Trophime, Trinquetaille et les Alyscamps. Mais, bien plus qu’au Guide resté confidentiel, Arles doit sa notoriété dans toute l’Europe à la mention des Alyscamps dans la Chronique de Turpin. Ils sont “ deux cimetières sacro-saints et vénérables ” où furent enterrés dix mille combattants de Roncevaux (l’autre cimetière est à Blaye). Ensuite, pour l’âme de ces chevaliers, Charlemagne donna aux pauvres de la ville 12000 onces d’argent et autant de besans d’or. Cette notoriété trouve peut-être un écho dans cette mention d’un hôpital Saint-Jacques et Saint-Philippe fondé (XIVe-XVe siècle ?) pour recevoir “ les pèlerins qui venaient de tous les coins du monde visiter le cimetière d’Alyscamps ”. Aujourd’hui, deux statues s’offrent au pèlerin qui cherche saint Jacques, l’une en façade de Saint-Trophime où il est présent parmi le collège des apôtres, l’autre, plus intéressante parce que rare, sur un pilier du cloître où Jacques est à la gauche du Christ, un autre apôtre étant à sa droite (saint Pierre ?).

Auch : cathédrale Sainte-Marie

 

L'olifant de Roland connu sous le nom de " cor de Saint-Orens " (cl. mus. Jacobins).

Audressein : église de Tramesaygues.

 (cl. DPM)

Aulnay : église Saint-Pierre


A Aulnay, une croix hosannière

Amiens : cathédrale Notre-Dame

 

Dans la cathédrale le tombeau du chanoine Auxcouteaux (cl. LM)

Bayonne : cathédrale Sainte-Marie

 

Statue de saint Jacques à la porte de la sacristie (cl. DPM)

Bazas : ancienne cathédrale

 (cl. OT)

Baumont-sur-l'Osse et Larressinge : pont d'Artigue ou de Lartigue

Buisson-de-Cadouin (Le) :  L’abbaye


Une tentative de réhabilitation du pèlerinage local (cl. A.C.)

Bordeaux :

- basilique Saint-Seurin

- basilique Saint-Michel


Le triomphe de saint Jacques dans la chapelle Saint-Jacques (cl. L.M.)

- cathédrale Saint-André

Détail d'une fresque de la chapelle Saint-Jacques de la cathédrale Saint-André de Bordeaux, présentée par Michèle Gaborit : saint Jacques et saint André soutiennent l'âme d'un chanoine défunt. Cette fresque témoigne d'un culte à saint Jacques, passeur des âmes, sans relation avec le pèlerinage à Compostelle. (cl. L.M.)

Bourges : cathédrale Saint-Etienne

 

Dans la crypte de la cathédrale, saint Jacques présent à une mise au tombeau. (cl. J.M.)

Cahors :

- cathédrale Saint-Etienne
- pont Valentré

Châlons-en-Champagne : église Notre-Dame-en-Vaux.

vitrail montrant saint Jacques combattant avec Charlemagne (cl. J.M.)

Charité-sur-Loire(La) : église prieurale Sainte-Croix-Notre-Dame

(cl. PMA)

Clermont-Ferrand : église Notre-Dame-du-Port

(cl. ville de Clermont)

Compiègne : église paroissiale Saint-Jacques

 (cl. LM)

Conques :

- abbatiale Sainte-Foy
Voir un article sur le blason de Conques
- pont sur le Dourdou
  (cl.PMA)

Epine(L') : basilique Notre-Dame.

 (cl. J.M.)

Espalion : Pont-Vieux

(cl. AC)

Estaing :
- pont sur le Lot
- l'église Saint-Fleuret

  (cl. LM)

Figeac : hôpital Saint-Jacques

Folleville : église paroissiale Saint-Jean-Baptiste

 

Gavarnie : église paroissiale

Gréalou : dolmen de Pech-Laglaire

La photo qui est présentée en tête de ce site ne pourrait plus être prise aujourd'hui. Un arrêté municipal interdit aux pèlerins et visiteurs de s'approcher du dolmen fragilisé par le trop grand nombre de visites.

Hôpital-Saint-Blaise(L') : église

 

Livre publié avec le concours de la Fondation, collection Autour de Compostelle

Jezeau : église Saint-Laurent

 

Dans le cimetière, une coquille sur une croix ne signe pas le passage d'un pèlerin (cl. DPM)

Melle : église Saint-Hilaire

 (cl. OT)

Mimizan : clocher

 

Une des plus anciennes représentations de saint Jacques. (cl. J-P. R.)

Moissac : abbatiale Saint-Pierre et cloître

Il y a au portail de l'abbatiale de Moissac une représentation de l'adoration des Mages, conduit par leur étoile. En 2008, des membres de la Fondation ont entendu un guide local expliquer à un groupe de touristes qu'il s'agissait de l'étoile de Compostelle.

Mont-Saint-Michel (Le) :

Un miracle dans la baie (dessin J.M. d'après document BnF)

Neuvy-Saint-Sépulchre : collégiale Saint-Etienne

  Bannière de procession. (cl. L.M.)

Ourdis-Cotdoussan : église de Cotdoussan

Le retable de l'église de Cotdoussan présente l'arrestation, le martyre et l'Assomption de saint Jacques.

Paris : église Saint-Jacques-de-la-Boucherie

Seul le directeur régional des Affaires culturelles d’Ile-de-France a pris position et constaté l’incompatibilité de la demande d’inscription le concernant avec les critères d'authenticité et d'intégrité souhaités par le Comité du Patrimoine mondial. Ceci n'a pas empêché la demande d'inscription de la tour Saint-Jacques. Il est vrai que, depuis 1965, ce monument portait une plaque de marbre affichant la publicité espagnole pour Compostelle.

Périgueux : cathédrale Saint-Front

Saint-Front est mentionné parmi les sanctuaires à visiter dans le Guide du pèlerin. Cette mention a valu l'inscription de la cathédrale (ancienne abbaye Saint-Front) au Patrimoine Mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Compostelle. L'intérêt porté à la voie de Vézelay par une association locale d’anciens pèlerins a permis de recréer une chapelle Saint-Jacques dans cette cathédrale à l'occasion de l'année sainte 1999. Elle est à l’emplacement d’un ancien autel Saint-Jammes. Elle aurait pu être conçue comme une halte spirituelle pour les pèlerins : il n’en est rien car, depuis 2004, elle est fermée par une grille et signalée seulement par une plaque commémorative de sa bénédiction par Mgr Gaston Poulain, évêque de Périgueux et Sarlat, le 25 juillet 1999, sans autre information que la signature de l'association initiatrice.

Poitiers : église Saint-Hilaire-le-Grand

A proximité de Poitiers, le Pas de saint-Jacques (cl. DPM)

Pons : ancien hôpital des Pèlerins

Dans la ville une girouette s'est mise à l'unisson ... (cl. DPM)

Puy-en-Velay(Le)  :
- cathédrale

Bien que longtemps oubliée, la mémoire de l'évêque Godescalc, parti pour Compostelle en 950, fait aujourd'hui de la ville du Puy le point de départ privilégié des pèlerins français. Son évêque a été le premier des évêques français "du chemin". Pourtant, encore en 1951, le pèlerinage à Compostelle était oublié au Puy comme le révèle un article de la Revue de géographie de Lyon. (cl. J.C.)

- Hôtel-Dieu Saint-Jacques

Contrairement à l'affirmation du dossier soumis à l'UNESCO, l'Hôtel-Dieu du Puy a été construit pour les pèlerins de Notre-Dame et non pour ceux de Saint-Jacques. Ce nom de Saint-Jacques lui a été attribué pour cette inscription. L'illustration ci-dessus présente des pèlerins arrivant au Puy en 1930. Elle a néanmoins été utilisée en 1950 dans l'exposition organisée à Compostelle, Burgos et Madrid pour montrer des pèlerins en partance vers Compostelle. Voir le livret de cette exposition

Rabastens : église Notre-Dame-du-Bourg, statue de saint Jacques

 (cl. LM)

Rocamadour : église Saint-Sauveur et crypte Saint-Amadour

 

L'épée de Roland (cl. AC)

Romieu(La) : collégiale Saint-Pierre (cl. PMA)

 

Saint-Bertrand-de-Comminges :
- ancienne cathédrale Notre-Dame

(cl. DPM)
- basilique paléochrétienne
- chapelle Saint-Julien

Saint-Chély-d'Aubrac : pont dit " des pèlerins " sur la Borade.

(cl AC)

Saint-Gilles-du-Gard : ancienne abbatiale

Saint-Gilles du Gard, un grand pèlerinage médiéval. Voir l'article.

Saint-Guilhem-le-Désert : ancienne abbaye de Gellone.

 (cl. Patrick Ras)

Saint-Jean-d'Angély : abbaye royale Saint-Jean-Baptiste

 (cl. OT)

Saint-Jean-Pied-de-Port :
- porte Saint-Jacques
(cl. LM)

Un des nombreux gîtes pour pèlerins de la ville (cl. LM)

Saint-Léonard-de-Noblat : église Saint-Léonard.

 

Passage derrière l'autel sous les reliques; (cl. O.T.- FC)

Saint-Lizier :

- ancienne cathédrale et cloître
- cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède
- palais épiscopal, rempart


Dans Saint-Lizier, marques pèlerines de 1658

Saint-Sever : abbaye


Mappemonde du commentaire de l'Apocalypse (cl. BnF)

Saintes : église Saint-Eutrope

 

Détail de la statue de Charlemagne (cl. CG)

Sauve-Majeure(La) :
- abbaye
 

Médaillon de consécration de l'abbaye. (cl. L.M.)
- église Saint-Pierre

Sorde-l'Abbaye : abbaye Saint-Jean

 

Sorde possédait aussi un hôpital à l'architecture classique (cl. DPM)

Soulac : église de Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres

 

Statue de saint Jacques commandée par des associations locales en 2002. (cl. M.N.)

Toulouse :
- basilique Saint-Sernin

Voir un article sur la Translation des reliques de saint Jacques à Toulouse en 1385
- hôtel-Dieu Saint-Jacques

Valcabrère : église Saint-Just

Un sanctuaire de pèlerinage sans lien avec Compostelle, voir l'article
Voir une galerie d'images de cette église.

Vézelay :

- église Saint-Jacques d'Asquins

Image du buste-reliquaire de l'église d'Asquins (cl. PMA)

- ancienne abbatiale Sainte-Madeleine
Vézelay sanctuaire de pèlerinage à Marie-Madeleine. Voir l'article.

La gestion des chemins en France

Depuis qu'ils sont considérés comme un " Bien unique ", les chemins de Compostelle en France doivent en principe satisfaire aux critères de l'UNESCO en matière de gestion. Mais la façon dont ce Bien a été défini pour répondre à un imaginaire né à la fin du  XIXe siècle ne fournit aucune piste pour trouver une solution.

La question est donc posée de façon récurrente. A l'évidence aucune entité administrative en France n'était en mesure de gérer un Bien aussi mal défini. L'ACIR 'Association deCoopération Interrégionale), créée à l'initiative de la Région Midi-Pyrénées s'est efforcée en vain pendant des années de se faire reconnaître pour jouer ce rôle. Ayant échoué dans ses tentatives d'obtenir un mandat du Conseil de l'Europe ou de l'Institut Européen des Itinéraires Culturels, au début des années 2000, elle a depuis attendu une circonstance plus favorable, essayant en  vain de fédérer plus de trois Régions françaises.

En quinze ans rien n'a donc été fait en dehors des poses de plaques, les municipalités les plus réticentes finissant à la longue par se laisser convaincre par l'afflux de pèlerains contemporains qu'elles sont bien sur un chemin historique. La dernière en date a été posée à proximité du dolmen de Gréalou, haut lieu du pèlerinage compostellan pour une raison toujours non éclaircie.

L'égalité impossible

71 + 7 = 1

C'est donc cette égalité surprenante que la décision prise par l'UNESCO en 1998 a validée. Mais ces 71 monuments disparates ne font pas une unité. S'il y avait en France un chemin unique, historiquement attesté comme l'est le Camino francés en Espagne, la géographie aurait pu donner un sens à cette équation. Mais ce n'est pas le cas. Ces monuments sont dispersés sur tous les chemins contemporains de Compostelle alors même qu'ils sont censés baliser les quatre chemins dits historiques.

Qu'est-ce qu'un Bien en série ?

Cette catégorie de biens a été définie par l'UNESCO dans une réunion du COMITÉ DU PATRIMOINE MONDIAL, (Trente-quatrième session, Brasilia, Brésil, 25 juillet – 3 août 2010).

Valeur universelle exceptionnelle et biens en série

La réunion a recommandé que les préoccupations suivantes soient prises en compte par le Comité à l’égard du paragraphe 137 des Orientations :
i) La condition que les éléments constitutifs d’un bien en série appartiennent : “a) au même groupe historico-culturel ; b) au même type de bien caractéristique de la zone géographique ; c) à la même formation géologique, géomorphologique, à la même province biogéographique, ou au même type d’écosystème” peut donner lieu à un simple catalogage de sites sans définition adéquate des liens fonctionnels entre éléments constitutifs, expliquant de quelle manière ils contribuent à la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien dans son ensemble.
Pour les biens culturels, les éléments constitutifs devraient refléter des liens culturels, sociaux, historiques ou fonctionnels clairement définis dans le temps.

ii) Chaque élément constitutif devrait contribuer à la VUE du bien dans son ensemble, d’une manière substantielle, scientifique, aisément définie et visible, et peut inclure, entre autres, des attributs immatériels. La VUE en résultant devrait être aisément comprise et transmise.

iii) De façon cohérente, et afin d’éviter une fragmentation excessive des éléments constitutifs, le processus de proposition d’inscription du bien, incluant la sélection des éléments constitutifs, devrait pleinement prendre en compte la gérabilité d’ensemble et la cohérence du bien.

Sous-catégories

  • L'origine des inscriptions

    En 1987, lors de la définition des chemins de Compostelle comme premier Itinéraire culturel européen, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a recommandé :

    une coopération entre les Etats membres en vue de faire figurer les itinéraires [de pèlerinage] les plus significatifs et leurs monuments au Patrimoine mondial de l'UNESCO.

    En 1993, l'Espagne a fait cavalier seul. la France l'a suivie en 1998. Il reste aujourd'hui à donner une suite à la recommandation de 1987. Cela sera-t-il possible en 2017 ?

  • L'inscription des chemins en France

    Depuis 1998, de nombreuses plaques du modèle ci-dessous

    Plaque de l'UNESCO apposée sous l'égide du ministère de la Culture

    ont été apposées sur des monuments pour informer de l'inscription des chemins de Compostelle en France.

  • Une gestion impossible

    On dit qu'impossible n'est pas français et pourtant la France n'a pas encore trouvé la solution pour gérer ce " Bien unique " ingérable car " on ne gère pas un mythe ", comme l'a écrit un haut fonctionnaire très proche du dossier.

    • 2013, une nouvelle invention

      En 1998,  l'inscription de 71 monuments disparates pour représenter un Bien unique dénommé Chemins de Compostelle avait paru judicieuse. L'impossibilité de mettre en place une gestion de ce bien inexistant dans la pratique a fait germer une nouvelle idée : pourquoi ne pas tenter de faire entrer ces monuments dans la catégorie des biens ensérie définie par l'UNESCO. C'est ce à quoi se sont employés les nouveaux responsables de ce dossier. Les fonctionaires qui étaient en service en 1998 sont pour la plupart à la retraite ou dans d'autres fonctions mais certains sont opportunément revenus dans des fonctions associatives et ont contribué à faire avancer cette idée.

      Un essai à transformer ! Avec une équipe sans idée nouvelle ce sera difficile.