Chemins de Compostelle et Patrimoine mondial
Propositions de la Fondation David Parou Saint-Jacques
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L'origine des inscriptions

En 1987, lors de la définition des chemins de Compostelle comme premier Itinéraire culturel européen, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a recommandé :

une coopération entre les Etats membres en vue de faire figurer les itinéraires [de pèlerinage] les plus significatifs et leurs monuments au Patrimoine mondial de l'UNESCO.

En 1993, l'Espagne a fait cavalier seul. la France l'a suivie en 1998. Il reste aujourd'hui à donner une suite à la recommandation de 1987. Cela sera-t-il possible en 2017 ?

Une voie ouverte par l'Espagne

L'Espagne avait triché

Mais le Camino francès  n'avait  pas été inscrit seul. 166 villes ou villages et plus de 1800 sites ou monuments figuraient aussi dans le dossier accepté par l'UNESCO. Tout cela méritait-il vraiment l'inscription ?

Le chemin jugé digne de cette distinction était reconnu comme un " paysage linéaire continu  allant des Pyrénées à l'océan Atlantique ".  Tout pèlerin qui a parcouru ce camino dans les années 1980 sait que, déjà dans ces années, il n'y avait plus de paysage linéaire continu. A-t-il même jamais existé ? Les experts de l'ICOMOS n'étaient pas pèlerins, mais en 1993, certains avaient émis des doutes sur l’authenticité de l’intégralité du bien naturel proposé par l’Espagne.

Les organismes français intéressés par les chemins acquirent la certitude que pour obtenir ce résultat, " l'Espagne avait triché avec les critères de l'UNESCO ". La lecture de ces critères ne leur donne pas tort.

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