Chemins de Compostelle et Patrimoine mondial
Propositions de la Fondation David Parou Saint-Jacques
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L'inscription du Camino francés

Compostelle est un sanctuaire espagnol. La route qui traverse d'est en ouest le nord de l'Espagne conduit en Galice et à Compostelle. Elle a répondu aux besoins d'échanges entre les royaumes espagnols du nord. Un temps délaissée à cause des razzias musulmanes, elle s'est développée par la suite avec la création d'infrastructures facilitant les communications. Elle fut aussi la voie du repeuplement marqué entre autres par la création de villes franches et l'immigration de populations venues du nord des Pyrénées d'où son nom de Camino francés, chemin des Francs. L'imaginaire pèlerin se plaît à n'y voir qu'une route construite pour les pèlerins. Cette voie est inscrite dans l'histoire espagnole. A ce titre elle mérite attention. Le sanctuaire galicien auquel elle conduit avait été reconnu comme archétype des pèlerinages médiévaux en Europe. L'UNESCO l'a inscite au Patrimoine mondial en 1993.

Une voie ouverte par l'Espagne

L'Espagne avait triché

Mais le Camino francès  n'avait  pas été inscrit seul. 166 villes ou villages et plus de 1800 sites ou monuments figuraient aussi dans le dossier accepté par l'UNESCO. Tout cela méritait-il vraiment l'inscription ?

Le chemin jugé digne de cette distinction était reconnu comme un " paysage linéaire continu  allant des Pyrénées à l'océan Atlantique ".  Tout pèlerin qui a parcouru ce camino dans les années 1980 sait que, déjà dans ces années, il n'y avait plus de paysage linéaire continu. A-t-il même jamais existé ? Les experts de l'ICOMOS n'étaient pas pèlerins, mais en 1993, certains avaient émis des doutes sur l’authenticité de l’intégralité du bien naturel proposé par l’Espagne.

Les organismes français intéressés par les chemins acquirent la certitude que pour obtenir ce résultat, " l'Espagne avait triché avec les critères de l'UNESCO ". La lecture de ces critères ne leur donne pas tort.