Chemins de Compostelle et Patrimoine mondial
Propositions de la Fondation David Parou Saint-Jacques
Site en cours de construction 

Vous êtes ici : AccueilLes chemins, dans l'histoire et la légende légendeLa naissance des 4 chemins dits historiques

La naissance des 4 chemins dits historiques

Verso du premier folio du manuscritL'idée de chemins historiques est née au IXe siècle, après l'édition du dernier Livre du Codex calixtinus, manuscrit du XIIe siècle conservé à Compostelle, évidemment écrit en latin. Dans l’ambiance du tourisme moderne, il a été considéré à tort comme un guide qu’utilisaient les pèlerins médiévaux par les curés et les érudits, seuls capables de le lire mais suffisamment nombreux et influents pour influencer durablement la pensée de leurs contemporains.

Ce Livre a été traduit en français en 1938 par Jeanne Vieillard. Soumise à cette influence, elle n'a pas fait d'étude critique du document et a choisi le titre de Guide du pèlerin de Compostelle. Cet ouvrage très souvent réédité a consacré l'erreur des premiers lecteurs du manuscrit.

L'origine de la légende

Les chemins de Compostelle sont nés de la volonté du royaume de Galice de se mettre en valeur après la découverte d'un tombeau attribué à l'apôtre Jacques le Majeur qui avait été choisi comme patron du royaume d'Oviedo et des chrétiens ayant échappé à la domination musulmane. Symbolisés par la Voie lactée, ils apparaissent dans la Chronique de Turpin quand saint Jacques invite Charlemagne à aller délivrer son tombeau en suivant ce chemin des étoiles (miniature du songe de Charlemagne, Grandes Chroniques de France).

L'imagination au service de la légende

Extrait du journal La Croix du 14 juillet 1948.

"Au temps fortuné où les Saint-Jacquaires se mettaient en route, ils étaient pris en charge par la puissante abbaye de Cluny, qui avait à peu près l'exclusivité de ces voyages et, sauf maladie grave, ils étaient assurés de revoir leur maison et ceci sans bourse délier, les différents monastères de l'Ordre pourvoyant aux dépenses des pèlerins. Les moines cisterciens avaient édité des itinéraires semblables à ceux que publient de nos jours telles maisons de pneumatiques qui renfermaient avec une carte fort bien dressée et se dépliant sur plusieurs aunes afin de rester à l'abri de la couverture le tracé des chemins de Compostelle, le dessin des points de repère importants ou difficiles, la liste des couvents, hospices, maisons fortes, où les Jacobites étaient accueillis. Ils leur disaient : "En tel lieu, vous pourrez séjourner tant de jours. Ici, vous recevrez le groupe des pèlerins de la région. Là vous aurez tel péril à éviter." Et surtout, le livre faisait naître en eux la confiance en leur apprenant comment ils reconnaîtraient la route en suivant les bornes et les croix qui la jalonnaient et portaient gravée sur leur base la coquille de saint Jacques, emblême du pèlerinage."

Cet article non signé cite l'ouvrage Chemins de Compostelle du docteur Henry Aurenche que la maison de la Bonne Presse (ancêtre de Bayard Presse) venait de publier.